Loin d’être convaincu des effets novateurs des appareils de vibrations présents dans toutes les salles de sport aujourd’hui, voici un article qui est susceptible de faire la part des choses et de nous éclairer sur cette nouvelle méthode.

Les médecins et les chercheurs utilisent parfois des termes un peu barbares. Pour dire que la personne âgée perd du muscle et de la force, ils parlent de sarcopénie. Quel que soit le vocable utilisé, les anciens perdent leurs capacités d’action et chutent plus souvent. D’où l’intérêt d’entretenir les capacités musculaires. Comment ? Par une suite d’exercices traditionnels de renforcement (assis-debout, déplacer un poids…) ou plus innovants comme les vibrations. De quoi s’agit-il ?  De plateformes oscillantes qui activent les muscles par le bien nommé « réflexe de vibration tonique ». Vous connaissez sûrement. Ces dernières années, les machines ont envahi les clubs de fitness. En dépit des avantages clamés par les fabricants, les résultats scientifiques restent controversés. Une équipe allemande a voulu en savoir plus. Elle a comparé les effets des vibrations et d’un programme diversifié (aérobie + renforcement traditionnel). La conclusion a une certaine importance dans un pays où la sécurité sociale rembourse en partie les séances de vibrations pour les personnes souffrant du dos.

Résultats :

Un entraînement diversifié permet d’obtenir des effets positifs sur la masse musculaire et le pourcentage de masse grasse corporelle. L’ajout de vibrations corporelles n’apporte pas grand-chose de plus ; juste de faibles améliorations non significatives de la force musculaire et de la puissance.

Pour les auteurs de l’étude, les appareils « à vibrations » devraient être cantonnés à la recherche clinique sans généralisation au grand public tant que des programmes d’entraînement réellement efficaces n’ont pas été trouvés et prouvés. Compte tenu des ventes de machines enregistrées ces dernières années, les fabricants de plateformes doivent pouffer de rire à la lecture de ces conclusions.

Article de Thomas Léti – Cyrille Gindre

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