AP et retour de grossesse : Comment reprendre?

AP et retour de grossesse : Comment reprendre?

Suite à notre dernier article sur l’AP pendant la grossesse, voici une nouvelle chronique sur l’AP post-grossesse. Quand reprendre ? Qu’en est-il des femmes qui décident d’allaiter? Comment remuscler le périnée? Quels sont les bénéfices pour le bien-être de la maman?

 

 

 

 

La plupart des modifications morphologiques induites par la grossesse persistent 4 à 6 semaines après l’accouchement. En l’absence de contre-indications, il n’y a aucune raison de repousser la reprise de l’exercice. Bien entendu, la reprise devra être progressive en écoutant particulièrement son corps. Le plaisir de l’effort guidera la progression dans la fréquence et l’intensité des exercices.

L’allaitement fait-il bon ménage avec l’AP?

Les semaines qui suivent l’accouchement, les nutriments présents dans le lait maternel sont les mêmes que vous soyez actives ou pas. N’ayez pas de crainte, vous pouvez allaiter tout en reprenant une activité physique (toujours en cas de non contre-indication). De la même manière, l’AP ne change pas la quantité de lait que vous produisez. Le seul conseil donné aux jeunes mamans, est d’allaiter avant la séance de sport.

L’AP peut-elle prévenir les risques d’incontinence urinaire?

Oui! En gardant un poids relativement stable ou en retrouvant rapidement un « poids-santé », vous éviterez les pressions continuelles sur la vessie et les muscles qui l’entourent. L’AP aidant à ce retour à la normale, ne négligez pas vos séances de sport surtout si aucune complication n’est apparue pendant la grossesse.

Essayer d’augmenter l’élasticité des muscles du plancher pelvien (ou périnée) peut constituer un acte de prévention. Dans la perspective de la maternité, les femmes ont tout intérêt à pratiquer des exercices de mobilisation musculaire spécifiques pour prévenir la rigidité ou l’affaiblissement du plancher pelvien. Et ainsi permettre à la musculature de laisser passer le bébé et revenir à un tonus musculaire de base important.

A la suite de l’accouchement, il est impératif de continuer les exercices pour la rééducation du périnée.

LAPOR ou Approche Posturo-Respiratoire selon Bernadette de Gasquet.

Cette méthode a pour principe de lier respiration et posture. Elle est intéressante puisqu’il s’agit d’une méthode globale et par conséquent moins monotone, où l’on ne vous demandera pas de contracter isolément un muscle (au risque de reporter le problème sur une autre partie de la chaîne musculaire).

Plus précisément, si la posture quelle qu’elle soit, entraîne un rapprochement des ceintures scapulaires et pelviennes (lordose, inclinaison latérale ou flexion de la hanche) la respiration devient « paradoxale » ou « forcée ». Cette méthode vise le grandissement, donc le gainage, la respiration sans augmentation de pression et l’intégration du périnée dans le système de respiration (à partir de l’expiration qui commence par une remontée du plancher pelvien). Elle s’applique à la gestion de tous les efforts du quotidien (de la statique sur une chaise aux exercices de renforcement musculaires, notamment abdominaux qui peuvent se faire sans risque pour le périnée et le rachis).

Des bénéfices visibles, y compris sur bien-être psychologique!

Les femmes qui ont eu une AP régulière pendant le 3ème mois de grossesse, sont moins fatiguées et manifestent plus d’énergie au 4ème ou 5ème jour suivant l’accouchement. Le retour à une activité physique d’intensité adaptée et bien conduite est associé à une baisse de l’incidence de la dépression post-partum.

 

A la suite d’un accouchement, il est important de parler de cette volonté de reprise de l’AP à votre médecin. Une fois son aval donné, il n’y a plus de véritable raison pour y renoncer, tellement les bienfaits sont avérés. Prenez conseil, adaptez votre pratique, et faites vous plaisir.

Julien V.

Références :

http://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/sport-mater4-2.pdf

http://www.caaws.ca/mothersinmotion/f/index.cfm

Enceinte et sportive : est-ce possible?

Enceinte et sportive : est-ce possible?

Un tas de croyances et d’évolutions d’idées gravitent autour de l’activité physique (AP) chez la femme enceinte, sans savoir ce qui est réellement juste. La difficulté de mise en place d’études sur les femmes pendant leur grossesse y est pour beaucoup. Les interrogations chez ces femmes sont multiples : doivent-elles stopper l’activité physique? Peuvent-elles en faire à intensité réduite? Avec quelle régularité? Sur quelle activité?…. L’hétérogénéité des pratiques, des niveaux, des habitudes… complexifient les réponses à ces questions. Dans tous les cas, la solution passe par une individualisation dans l’adaptation de la pratique.

 

Effets bénéfiques reconnus de l’AP pendant la grossesse :

– Limitation de la prise de poids, notamment pendant le premier trimestre,

– Renforcement lombo-abdominal réduisant les lombalgies,

– Amélioration du retour veineux et diminution des risques de varices, ou des oedèmes des membres inférieurs,

– Permet de garder son autonomie et par là de maintenir son bien-être psychologique, en préservant son image et estime de soi.

– Réduit les troubles de l’humeur (anxiété…) qui accompagnent parfois les grossesses, sont atténuées par l’AP, notamment pendant le 3ème trimestre.

– Lutte contre le diabète gestationnel. L’incidence de ce diabète est inférieure de 50% chez les femmes ayant pratiqué dans l’année précédent la grossesse une activité modérée ( > à 4h hebdomadaires). Quand à l’AP pendant la grossesse, elle permet de réduire de 60% la survenue de ce diabète chez les femmes actives régulièrement.

La prise de poids vient au premier plan des modifications morphologiques chez les femmes enceintes. Cela implique un déplacement du centre de gravité et une possible explication des lombalgies. Quand on connait les bienfaits de l’AP sur les douleurs chroniques liées aux lombagies, on peut imaginer qu’elle n’est pas délétère pour les femmes enceinte.

Les contre-indications sont nombreuses sur les grossesses à risques ou pathologiques. De ce fait, les médecins ont toujours conseillé de réduire largement leur pratique physique du fait des risques d’accouchement prématuré ou de retard de croissance intra-utérine. Attention, en cas de grossesse normale, ces mises en garde ne sont pas justifiées. Les effets bénéfiques de l’AP sur la femme enceinte sont nombreux et avérés, notamment dans la prévention du diabète gestationnel, et serait même protectrice quand à la survenue de pré-éclampsie.

Les sports interdits :

– La plongée sous-marine, est totalement interdite par la fédération française d’étude et sports sous-marin (FFESSM)

Les sports déconseillés :

– Les sports de combat, sport collectifs (basket-ball, handball, rugby, football), le canyoning, le ski alpin et les sports mécaniques sont fortement déconseillés après le troisième mois du fait des risques de contusion abdominale. Certains sports aquatiques le sont également pour de nombreuses raisons : le kitesurf, le ski nautique, le plongeon (liste non-exhaustive).

– Les sports de montagne doivent être pratiqués après un temps d’adaptation adéquat à l’altitude. Au delà de 2500m d’altitude, seules les sportives expertes peuvent pratiquer une AP selon les recommandations internationales.

– Du fait de risques de chute, la gymnastique artistique, l’équitation, le cyclisme, le ski alpin, le roller sont également déconseillés  (liste non-exhaustive).

Les sports recommandés, et leur mode de pratique :

De manière générale ces sports sont ceux qui sollicitent la filière aérobie : le jogging en début de grossesse, la marche, le vélo d’appartement, le ski de fond, la natation.

La natation est très souvent citée comme le sport à pratiquer en priorité pendant la grossesse. Cette activité d’endurance dont l’intensité est régulable selon le rythme respiratoire, portée, et non traumatisante sur le plan ostéo-ligamentaire, qui de plus, régule l’élévation de la température du corps par le contact de l’eau est en effet totalement adaptée.

En cas de grossesse chez une pratiquante assidue de la musculation, cette pratique peut être poursuivie mais avec des charges plus légères, et des répétitions moins longues. Les exercices dynamiques (plutôt qu’en isométrie) seront privilégiés, et les blocages respiratoires évités.

Quelques indices sur les durées, intensités et fréquences :

Il est évident qu’il ne sert à rien d’essayer de trouver la formule magique derrière laquelle toutes les femmes enceintes pourront se cacher pour pratiquer sereinement une activité physique pendant la grossesse. Les programmes doivent être individualisés, en fonction d’une foule de paramètres. Voilà la difficulté de cet encadrement pendant cette période. Il est donc essentiel de n’oublier aucun paramètre, tout en étant encore plus attentif aux sensations de la femme en mouvement.

Il existe toutefois quelques recommandations internationales qui peuvent être véhiculées. L’intensité de cette AP doit se situer entre 60 et 70% de la Fc max (nombre maximal de battements cardiaques à la minute), c’est-à-dire entre 50 et 60% de la VO2 max (Volume maximal d’oxygène qui peut être capté par unité de temps, elle est exprimé en l/mn et normalisée par le poids). Un cardio-fréquence-mètre est souvent très utile, pour ne pas dépasser ces zones. Les « test de parole » pendant l’activité est aussi révélateur de la bonne intensité de l’exercice.

En ce qui concerne la durée, ces exercices devront être d’au moins 30 minutes par jour en deux « mi-temps » d’un quart d’heure, permettant ainsi la bonne hydratation, éventuellement une nutrition et surtout d’éviter d’altérer la thermorégulation.

La fréquence de l’exercice doit être quotidiennement en réduisant d’une ou deux séances hebdomadaire chaque trimestre de grossesse. Cette adaptation se fait bien entendu en fonction d’un programme individualisé.

Conclusion :

Dans tous les cas, il est évident que la pratique d’une AP pendant la grossesse doit se faire avec l’aval des médecins prenant en charge la femme pendant cette période et être surveillé tout au long des 9 mois. La prévention, et la mise à l’écart du moindre risque sont les « maîtres-mots ». Le plaisir, le relâchement, la relaxation, le passage dans un état où l’on oublie un peu les difficultés procurées par cet état, sans oublier de « rassasier » le corps de son envie de bouger ; voilà l’intersection à trouver entre tous ces paramètres.

Julien V.

Références :

www.irbms.fr

Aubard Y. Sport et grossesse. Intervention Formation médicale Continue. Pôle ressource national sports, famille e pratiques féminines, 2007.

Dempsey JC, SorensenTK, Williams MA. Prospective study of gestational diabetes mellitus risk in relation ton maternal recreational physical activity before and during pregnancy. Am J Epidemiology 2006.

Dépistez vos facteurs de risque d’ostéoporose

Dépistez vos facteurs de risque d’ostéoporose

Dans un article précédent (http://www.julienvidal.fr/non-classe/activite-physique-et-osteoporose/), nous avions abordé les bienfaits de l’activité physique dans la lutte contre l’ostéoporose. Voici un test pour celles et ceux (de plus de 45 ans) qui souhaitent savoir s’ils sont exposés à cette maladie.

– Petit rappel :

L’ostéoporose est une maladie qui fragilise les os en les rendant cassants et plus fragiles. Les vertèbres et autres os deviennent fragiles et peuvent se fracturer lors d’un effort banal. On estime que 50% des femmes de 45 à 75 ans peuvent souffrir d’ostéoporose.

– La prévention repose sur :

– Alimentation riche en calcium
– Pratique régulière d’une activité physique
– Boire des eaux riches en calcium
– Surveillance de sa taille
– Réalisation d’une densitométrie osseuse

QUESTIONNAIRE, SI VOUS AVEZ PLUS DE 45 ANS

Répondez pour oui ou non à ces affirmations :

– Votre taille a diminué de 3 cm.

– Vous avez reçu un long traitement par corticoïde (+ de 3 mois).

– En dehors de la grossesse, vous avez eu de longues périodes sans règes (+de 12 mois).

– Vous souffrez de diarrhées chroniques.

– Vous buvez de l’alcool régulièrement (+de 2 verres par jour).

– Vous fumez régulièrement (+ de 15 cigarettes par jour).

– Vous avez commencé votre ménopause avant 45 ans.

– Vous avez déjà eu une fracture suite à un choc ou une chute sans gravité.

– Votre père ou votre mère se sont fracturés le col du fémur lors d’un choc ou une chute sans gravité.

Résultat :

Si vous avez répondu « oui » à une seule de ces questions, vous courez un risque d’ostéoporose. Consultez votre médecin car l’ostéoporose se dépiste et se soigne efficacement. Les bienfaits du sport est rél dans la lutte contre l’ostéoporose. Le lien en début d’article vous aidera à choisir l’activité physique propice à vos besoins.

Julien V.

Références :

D’après un article de Patrick Bacquaert. Dr. à l’IRBMS.

Jouer au golf pourrait faire gagner 5 ans d’espérance de vie !

Jouer au golf pourrait faire gagner 5 ans d’espérance de vie !

Voici un titre qui attire l’oeil! Mais plus qu’une découverte révolutionnaire, voyons ici, les bienfaits que cette activité (à condition d’être pratiquée correctement) recèle pour votre santé.

Le golf permet, selon une étude suédoise très sérieuse, de gagner 5 ans d’espérance de vie. Alors que la santé est une des préoccupations majeures des français, l’information devrait éveiller la curiosité de nombreux français. Eclairage sur les résultats d’une étude qui pourraient avoir une influence non négligeable à long terme sur le nombre de pratiquants estimés à ce jour à 600.000 en France dont 400.000 licenciés.
 
Une étude suédoise publiée en mai 2008 dans une revue scientifique de référence (1) a mis en évidence un élément qui nous concerne tous : une augmentation de l’espérance de vie des golfeurs de deux années par rapport à la population générale !Les auteurs ont comparé l’espérance de vie de la population générale avec celle de plus de 300.000 golfeurs licenciés auprès de la fédération suédoise. Les 2 populations étaient identiques en termes d’âge, de proportion de femmes et d’hommes et de niveau socio-économique. Une rigueur méthodologique qui rend les résultats de cette étude incontestables.

Reste à donc à comprendre pourquoi le golf permet d’améliorer son espérance de vie ?

Une explication concise et simpliste reviendrait à dire que l’activité physique régulière (marche en extérieur) des adeptes de la petite balle blanche serait le principal facteur de ce résultat mais ce n’est pas le seul. Un autre bien spécifique à la pratique du golf tient une place prépondérante : la démarche de prévention par la socialisation.

Tous les golfeurs jouent souvent en compagnie de pratiquants d’un âge voisin du leur et peuvent ainsi comparer leurs « performances » physiques. Si un joueur (ou joueuse) a du mal à suivre le rythme de marche de ses partenaires habituels, se sent plus essoufflé qu’eux après un trou en montée, il va très fréquemment aller consulter son médecin et de ce fait entrer dans une démarche de prévention. Cet aspect de « prévention par socialisation » joue un grand rôle dans le bénéfice que les golfeurs retirent de leur pratique en termes d’espérance de vie !

Une activité physique régulière bénéfique notamment pour le système cardio-vasculaire.

Dans notre société fortement sédentaire où les risques de maladies cardio-vasculaires sont plutôt élevés, il s’avère que jouer golf est l’un des meilleurs exercices qui puisse exister. Le golf correspond à une activité physique modérée et fractionnée (temps de marche entrecoupés des phases de frappe de balle) avec des temps de récupération. La pratique régulière du golf (2 à 3 fois par semaine) permet d’obtenir une augmentation significative du HDL cholestérol (bon cholestérol) et du rapport HDL cholestérol/cholestérol total.Ces différents éléments concourent tous à une amélioration des facteurs de risques cardio-vasculaires, particulièrement important chez les sujets de plus de 45 ans.

Le golf permet aussi de conserver des habiletés mentales

Le golf est un moyen de lutter contre le vieillissement cérébral. En effet, concentration et stratégie sont deux éléments essentiels pour venir à bout de son seul véritable adversaire : le parcours ! Choix du coup, de la cible, du club… chaque décision nécessitera une véritable démarche intellectuelle et, comme cela peut aussi arriver, chaque mauvais coup nécessitera une bonne dose de sang-froid et une certaine maitrise du stress pour assurer la réussite du coup suivant.Les professionnels s’accordaient déjà pour dire que le golf c’est 20 % de technique, 20% de physique et 60 % de mental, maintenant on peut aussi avancer que c’est cinq années de bien-être gagnées !
Article repris du journal « Le Monde »
(1) Le golf: le sport d’une vie et de réduction de la mortalité chez les pratiquants suédois, Golf: a game of life and death-reducted motality in swedish golf players Farahmand B and allScand J Med Sci Sports, 2008 May 27.
 
Cholestérol et activité physique. Votre coach sportif peut vous aider à lutter!

Cholestérol et activité physique. Votre coach sportif peut vous aider à lutter!

Argument publicitaire régulier (notamment dans la promotion des margarines ou des huiles), la lutte contre le cholestérol est un sujet de santé récurrent en France parce qu’une personne sur trois est concernée. Suite à notre premier article sur les activités physiques (AP) et les maladies cardio-vasculaires, voici donc quelques précisions sur le cholestérol. Qui est-il exactement? Est-il toujours néfaste pour notre santé? Et surtout, le sport et l’AP régulent-ils vraiment cette graisse?

Qui est-il exactement?

Le cholestérol est présent dans notre alimentation (viandes, oeufs, crustacés, produits laitiers…) mais est également fabriqué par notre corps (le foie en particulier). Il fait partie de la famille des lipides. Il est nécessaire à notre organisme et participe à de nombreuses fonctions comme la construction de certaines de nos hormones telles que la vitamine D, l’adrénaline…

Ils sont plusieurs ?

Le cholestérol ne peut pas circuler librement dans notre sang, il a besoin de protéines pour jour le rôle de transporteur. Appelées lipopoprotéines, les plus connues sont les LDL et HDL (respectivement « Low Density Lipoprotein » et « High Density Lipoprotein »)

Les HDL (High density lipoproteins, lipoprotéines de haute densité) récupèrent le cholestérol en excès et le reconduisent vers le foie où il est éliminé, réduisant ainsi le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. On parle de « Bon Cholestérol ». Les poissons gras, les huiles de colza, de noix ou de soja sont pourvoyeurs de HDL.

Les LDL (Low density lipoproteins, lipoprotéines de basse densité) empruntent le trajet inverse, transportant le cholestérol du foie vers les cellules. Si elles sont trop nombreuses, elles font augmenter le taux de cholestérol dans le sang qui, petit à petit, s’accumule et bouche les artères (par les plaques de graisse, appelées « plaques d’athéromes »). On parle de « mauvais cholestérol ». La charcuterie, le beurre, la crème fraiche… contiennent du LDL cholestérol.

L’équilibre entre ces deux lipoprotéines est donc indispensable pour réduire les risques cardio-vascualires.

Que peut bien avoir à faire l’activité physique ici ?

L’alimentation (cela parait évident puisqu’on y trouve du cholestérol) mais également l’AP sont deux éléments importants qui permettent d’agir contre l’hypercholestérolémie.

L’activité physique régulière d’intensité modérée renforce vos artères, muscle votre cœur et augmente votre taux de bon cholestérol. En effet, l’exercice physique agit sur le nombre et la taille des particules qui transportent le cholestérol dans le sang.
Même sans perdre de poids, l’activité physique réduit le taux de cholestérol. Il est donc inutile de se focaliser sur la balance ! De plus, c’est la régularité de l’exercice physique et non son intensité qui est importante. Pour limiter le risque cardiovasculaire, mieux vaut faire 20 minutes d’AP tous les jours qu’1h30 de sport intensif une fois par semaine. Il est donc important de choisir la bonne activité et d’être bien accompagné en cas de reprise du sport, pour éprouver du plaisir à chaque séance et ne pas aller faire du sport « à reculons », au risque d’abandonner rapidement.

Il est évident que ces efforts physiques devront être accompagnés par une alimentation saine. Manger moins gras est alors essentiel : éviter les fritures, charcuteries ou patisseries et favoriser les fruits et légumes, viandes maigres ou poissons.

Bénédicte Oberti nutritionniste, et son chef-cuisinier Laurent Maire seront à même de vous conseiller dans la prépartion de plats adaptés! Tous les renseignements sur http://www.citroncitron.com/test_lm/index.html

Quels sports sont propices à la lutte contre le cholestérol ?

La randonnée, la course à pied et le cyclisme sont de bons moyens pour lutter contre le cholestérol. En prenant garde de commencer à son rythme et en augmentant progressivement les durées et intensités d’exercices, ce sont des efforts aérobies continues et réguliers qui permettent d’améliorer l’endurance et de renforcer le coeur.  

Certains pourront préférer la natation car c’est une activité qui mobilise toutes les chaînes musculaires, et le contact apaisant de l’eau n’est plus à démontrer.

Le golf est une activité qui pousse son pratiquant à marcher plus, et à maintenir voire à améliorer la coordination, l’équilibre et la souplesse! Attention de ne pas passer à côté de l’échauffement, passage indispensable de l’activité compte tenu de la rapidité d’exécution des gestes demandés.

Le cardio-training est également propice pour ceux qui aiment « se sentir éprouvé », ou sentir leur coeur battre pendant l’effort! Il est indispensable d’avoir un programme adapté (et votre coach sportif est là pour ça!) Progressivité et régularité sont encore les maîtres-mots de la réussite. 

La marche nordique, très à la mode ces derniers temps, est aussi un moyen de mobiliser tout le corps, dans une activité d’endurance.

Dans tous les cas, endurance, force musculaire et souplesse sont 3 qualités physiques qui sont dévellopées dans la pratique de ces activités.

Prenez votre santé en main : bougez!

Julien V.

Activité physique et ostéoporose

Activité physique et ostéoporose

Pathologie bien connue, l’ostéoporose nous rappelle à tous que les os ne sont pas incassables. Mais quand est-il plus précisément? Est-ce seulement un phénomène lié à l’avancée de l’âge? Le sport et l’activité physique peuvent-ils aider à préserver notre capital osseux ou est-ce une fatalité? Et surtout, l’activité physique est-elle indiquée quand elle est détectée?

 

 

 

L’ostéoporose est une perte de la résistance des os qui prédispose aux fractures. Dans la plupart des cas, les os se fragilisent en raison d’un manque de calcium, de phosphore et de minéraux. L’ostéoporose rend les os plus poreux et susceptibles de se fracturer lors d’une chute banale qui, en temps normal, aurait été sans conséquence. La plupart du temps, l’ostéoporose apparaît chez les personnes âgées de 65 ans et plus, mais elle peut survenir plus tôt.

Parmi les facteurs de risques, le manque d’exercice physique est un élément avéré. L’alimentation pauvre en calcium tout au long de la vie, le manque de vitamine D causé par une exposition limitée à la lumière du soleil ou par une alimentation pauvre en vitamine D, le tabagisme, la perte de poids importante (plus de 10 % du poids corporel) avant l’âge de 25 ans, la consommation excessive d’alcool, la grande consommation de caféine sont également des composantes aggravantes.

Faire de l’exercice physique. 

Les études montrent que l’exercice physique est bon pour les os, tout au long de la vie. Être actif durant l’enfance et l’adolescence est particulièrement important, car cela permet de se constituer un squelette plus résistant, donc de faire des réserves de masse osseuse qui serviront à l’âge adulte. Les personnes en forme physiquement développent un meilleur équilibre et une meilleure coordination, ce qui réduit leur risque de chute.

Il est recommandé de pratiquer 45 minutes d’activité physique au moins 3 fois par semaine. Ce qui importe le plus n’est pas la durée des séances, mais leur fréquence. Il est essentiel aussi de maintenir une intensité cardiaque suffisante pour déclarer qu’il s’agit bien d’une activité physique.

Voici quelques exemples d’exercices recommandés :

  • Les exercices des articulations portantes – ou de mise en charge – ont un effet sur le squelette. Ils forcent les os à soutenir le poids de l’ensemble de tout le corps. Entrent dans cette catégorie : la course à pied, les sauts, le tennis et les sports d’équipes, tels que le football.
    Ainsi, les activités au cours desquelles le poids corporel est supporté (vélo, kayak, natation), bien qu’excellentes pour la santé cardio-respiratoire et le maintien de la masse musculaire, n’ont pas d’effet réel sur la masse osseuse.
  • Les exercices contre résistance consistent à déplacer des objets ou son propre corps de sorte à produire une résistance. Ils s’effectuent avec des poids et haltères ou avec les appareils de musculation.
  • Les exercices visant à améliorer l’équilibre, comme l’entraînement qui rétablit une posture adéquate durant la marche devrait être considéré afin de prévenir le risque de chute, lorsque nécessaire.

 Pour quels bénéfices ?

Dès l’enfance et l’adolescence, l’activité physique (AP) et le sport renforcent la solidité osseuse car les micro-fissures provoquées par les mouvements sont recalcifiées et augmentent la densité des os. A un âge moyen et avancé, l’AP freine également la perte osseuse.

L’activité physique réduit les pertes osseuses, permet le meilleur contrôle du poids et donc de délester les os et les muscles.

En ce qui concerne les femmes, l’AP ou le sport protègent leurs os durant et après la ménopause car la sécrétion d’oestrogènes (hormone favorisant la densité osseuse) s’arrête avec l’age.

L’AP favorise la coordination et améliore l’équilibre, la souplesse et la force musculaire, et par conséquent réduit les risques de chutes et de fractures.

Encore faut-il que ça dure !

Il est essentiel de trouver la pratique adaptée, qui vous fasse plaisir, car les bénéfices de l’AP ne sont visibles que sur la durée. C’est pourquoi la présence d’un coach vous aidant à cibler vos envies sportives est encouragée par certains praticiens.  3 fois par semaine minimum, sur une « activité plaisir », adaptée dans les charges et intensités (cible cardiaque, fréquence respiratoire adaptée…), ciblant les compétences physiques appropriées ; voilà ce qui pourra vous aider à pratiquer dans la durée.

L’AP et les sports ont des « valeurs santé » multiples (sur les muscles, les os, les articulations, la fonction cardio-respiratoire, cardio-vasculaire…), encore faut-il trouver ce qui est approprié. Dans le cas de l’ostéoporose, les effets de l’activité physique et sportive sont évidents et prouvés. Ne passez pas à côté de ce plaisir santé!

Julien V.